La banque HSBC publie ce 5 mai l'indice de confiance pour le commerce mondial (Trade Confidence Index). Celui-ci traduit une confiance positive des entreprises importatrices et exportatrices dans la croissance du commerce international sur les six prochains mois.
Cet indice, représentatif du sentiment et des anticipations relatives aux échanges commerciaux et à la croissance de l’activité pour le prochain semestre, révèle une tendance à l’optimisme malgré la conjoncture actuelle. En effet, l’indice de confiance HSBC pour le commerce mondial se situe à 114, niveau pratiquement inchangé par rapport au deuxième semestre 2010 (116), et ce malgré la hausse des coûts des matières premières et l’accélération de l’inflation. L'augmentation de ces coûts devient néanmoins un des principaux risques pour les fournisseurs (+11 % par rapport au semestre précédent).
Hervé Solignac-Lecomte, directeur du commerce international chez HSBC, explique cette « perception relativement stable » par le fait que les exportateurs sont « de plus en plus à l’aise avec les pays émergents » et qu’ils ont une volonté « de plus en plus avéréede découvrir de nouveaux marchés, c’est un constat de terrain. » Les importateurs eux, plus concernés par les coûts des matières premières, veulent « concentrer leurs achats auprès des fournisseurs les plus fiables». L’inquiétude suscitée par la propagation des printemps arabes fait que « le nombre de fournisseurs se restreint, créant des montants d’engagements plus importants et des achats en plus grande quantité. »
Le rapport HSBC rappelle que les échanges intra-régionaux dominent toujours largement les flux d’échanges mondiaux. « Les marchés émergents sont les principaux moteurs de la croissance du commerce international, avec notamment des perspectives fortes en Chine, au Moyen-Orient et Europe centrale. Les pays d’Europe de l’Est vont, pour leur part, devenir des partenaires de plus en plus importants pour ceux d’Europe de l’Ouest », précise l’étude.